Les enseignants du technique assurent en fait les travaux pratiques, au même titre que ceux de l’enseignement secondaire 2024.

Les enseignants du technique assurent en fait les travaux pratiques, au même titre que ceux de l’enseignement secondaire (PES).
Les enseignants du technique sont-ils les oubliés du débat sur la réforme de l’éducation ? C’est la conclusion à laquelle sont parvenus les enseignants des lycées techniques encadrés dans le Comité national des enseignants des lycées techniques (PTLT) qui mènent depuis plusieurs mois une campagne d’explication sur leur cas, espérant obtenir réparation auprès de la tutelle.

Ce comité a été créé suite aux conséquences de la révision du statut des travailleurs du secteur de l’éducation qui contient «des injustices à l’égard des enseignants des lycées techniques, jetés aux oubliettes», selon les explications fournies par ce comité créé récemment. Il convient de rappeler qu’après la suppression de plus de 300 lycées techniques en 2024, le personnel enseignant de ces établissements a été orienté vers les lycées généralistes, sans qu’il bénéficie des mêmes avantages de promotion et de primes accordées aux enseignants du secondaire avec lesquels ils assument pourtant les mêmes tâches, expliquent les animateurs de ce comité.

Les enseignants techniques assurent en fait les travaux pratiques, au même titre que les enseignants de l’enseignement secondaire (PES). Le statut amendé accorde, en revanche, aux PES une classification beaucoup plus avantageuse que celle des enseignants techniques, bien qu’ils assument les mêmes tâches. Les professeurs d’enseignement secondaire passent de l’échelle 13 à la 16, tandis que l’enseignant technique reste à la 11, selon les dispositions du même statut, «une injustice sur laquelle nous avons interpellé la tutelle, en vain», expliquent les représentants des enseignants du technique.

Le Comité national des professeurs des lycées techniques interpelle donc la tutelle sur la réparation des dysfonctionnements contenus dans le statut particulier de cette catégorie de professeurs. Les enseignants techniques qui sont privés de promotion appellent à l’application des textes de loi qui ont encadré leur carrière avant qu’ils ne soient sacrifiés par les dispositions du nouveau statut qui pénalise les postes en voie d’extinction. Le PTLT dénonce aussi la position de la tutelle, qui n’envisage aucune révision de «ces dispositions discriminatoires, même si elles sont en contradiction avec des décisions antérieures et officielles prises par la même tutelle», lit on dans un communiqué diffusé par le même comité.

«Nous ne réclamons pas la révision du statut particulier des travailleurs du secteur, mais le rétablissement des enseignants des lycées techniques dans leur droit à la promotion et à un régime indemnitaire convenable», ajoute le même syndicat. Le PTLT dénonce également la position des autres syndicats autonomes «qui ne se sont pas vraiment bien saisis de la cause des professeurs du technique». «Malgré nos explications, les syndicats se sont *******és de placer notre dossier parmi les cas des postes en voie d’extinction, alors qu’il s’agit de réparer une injustice touchant près de 1000 enseignants.» Le PTLT compte, selon le même communiqué, organiser une conférence de presse pour mieux expliquer les contradictions de la tutelle et revenir sur les circonstances de la suppression des lycées techniques.

F. Arab

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